Notre amour d'un été, ressemble à s'y méprendre, à Paris au mois d'aout.
Sauf que ca n'est pas un amour d'un été. Ni même de 14 années. Ca n'est rien. J'aurai aimé que ce fut un amour d'un été. Au moins, la douleur serait passée.
Mon mépris érait plus facile à gérer. Il est dur d'avouer ses faiblesses et aimer en est une. C'est la faille de l'être humain. Et j'en vis la douloureuse expérience.
Sauf qu'il n'y a plus rien à sauver. Retour de vacances tristouné. Il faut juste que j'assume mes promesses.
Arrêter de fumer sera dur ... Et me connaissant, je n'y arriverai pas. Tout le monde attend toujours de moi que je n'y arrive pas. C'est tellement facile.
La seconde, être là, je sais faire maintenant.
Sauf qu'en dessous de tout cela il y a les sentiments. Que l'être humain est complexe. Alors même qu'il a le bonheur au bout des doigts, cela ne lui suffit pas.
Il est tellement facile, à notre époque, de vociférer, de menacer ... Si j'avais vécu à une autre époque, mariée contre mon gré, il aurait alors fallut
que j'aille Cain Caen .... Mais l'époque n'est plus à cela ... On en est aux emails échangés, aux SMS envoyés .... On manipule son téléphone comme s'il était l'organe principale, le cordon
ombilical qui vous unit à votre seul amour.
Que c'est triste Venise, aux temps des amours mortes, que c'est triste Venise quand on ne s'aime plus ... Que c'esst triste la Région Parisienne quand rien ne vous y attache plus ... Que c'est
triste une maison, quand vous n'y êtes pas chez vous ... Que c'est triste une vie quand chaque jour qui passe, on vous fait un reproche ... Et cela est valable pour chacun d'entre nous ...
Le temps n'est plus aux concessions et pourtant on se doit d'en faire...
Il y a de 20 ans de cela, je m'étais dit que jamais on ne m'y prendrais. Que je savais ce qu'était la vie : on nait, on vit, on meurt ... Entre la naissance et la mort, le chemin est en fait très court... Je n'ai pas su en profiter ... Peut-être aurais-je du continuer dans mes délires... A l'heure qu'il est je serai SDF assurément ... Mais je ne souffrirais pas autant ... ou du moins pas de la même manière ... Savoir que l'on est pas aimé, et que l'on ne l'a jamais été, car c'est de cela qu'il s'agit, c'est horrible. Contrairement à ce qui est écrit, le sexe ne fait pas tout dans la vie ... Il contribue au bonheur, mais le plus profond, ceux sont les échanges ... Et quand il n'y en a pas, on se sent rien ... Je hurle souvent en silence .... J'ai commenencé à lire sur Internet un traité sur la psychologie de la volonté. Qu'il est dur de ne pas en avoir, quelque soit la matière ...
Je hurle ma souffrance, je hurle la sienne. Si avant je parlais de ma moitié, je m'en sentais heureuse. C'était sans savoir que je n'étais pas sa moitié, que je ne le serais jamais, et je le sais encore plus aujourd'hui. Je n'arrive même plus à être jalouse. J'attends l'instant ou je serai libérée, soit de mon fait, soit du sien, soit de ce lourd moment que nous traversons de par la maladie qui nous entoure. C'est là mon unique promesse : être là pour lutter contre cette maladie, qui ne nous atteint, ni lui ni moi, mais quelqu'un qui fait partie de sa vie depuis le jour de sa conception.
Je sais désormais que je ne suis que la Mère de son fils, et encore.
Je voulais crier ma Rage ce soir et c'est pour cela que je mets ce texte, intime, sur le blog. Normalement, j'écris sur un cahier .... Mais j'ai besoin que l'on m'entende, que l'on m'écoute, comme seuls savaient le faire Jean-Yves, Laetitia ou toi encore Hicham.
Je hurle mon impuissance face à quelque chose que je comprends mais contre lequel je n'arrive pas à lutter, car l'amour rend faible ...
C'est le coeur lourd que je vais tenter d'aller de l'avant ... 40 ans, l'aube d'une vie pour certains. Pour ma part, j'ai déjà vécu plusieurs vie et je
n'aspire qu'à une chose. Etre à six pieds sous terre et dormir à jamais.
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